MAX JACOB, 1940-1944 : « UNE HISTOIRE DE VIE »



MAX JACOB, 1940-1944 : « UNE HISTOIRE DE VIE »          ©ADAGP2012

Le Centre de recherche et de documentation sur les camps d'internement et la déportation juive dans le Loiret (CERCIL) est un musée-mémorial crée pour que la mémoire de la Shoah reste vivante. Crée en 1991 à Orléans, de nouveaux locaux ont été inaugurés le 27 janvier 2011 lors d’une journée d’une intense émotion par Mme Simone Veil et M. Jacques Chirac. Conçu pour être également un centre de documentation, l’espace média du nouvel établissement propose à présent des documentaires relatifs aux personnalités marquantes du département du Loiret victimes de la Shoah. Le CERCIL a engagé un partenariat avec l’Association des Amis de Max Jacob pour réaliser une « histoire de vie » d’un format de cinq minutes pour illustrer la vie du poète pendant l’Occupation. Il faut remercier chaleureusement tous les partenaires de l’AMJ qui ont permis la réalisation de ce film par le don gracieux de l’iconographie très abondante ainsi que les ayants droit du poète qui ont autorisé sa réalisation. Réalisé par la société d’ingénierie culturelle Anamnésia sur un scénario original de Patricia Sustrac, Présidente de l’Association des Amis de Max Jacob, il présente le récit de ces quatre années de guerre et la façon dont le poète subit toutes les persécutions antisémites jusqu’à son arrestation le 24 février 1944 : obligation de se déclarer à la préfecture, restrictions des libertés, spoliations, port de l’étoile jaune, surveillances policières. Arrêté chez lui par les allemands le 24 février 1944, conduit à la prison d’Orléans, il est transféré le 28 à Drancy où il décède le 5 mars. Rappelons que dès son arrestation, la mobilisation en faveur de la libération du poète s’est organisée : suite à ses instructions ou spontanément, ses voisins, ses amis se mobiliseront, mais toutes les actions seront inefficaces et resteront vaines. Une requête de Jean Cocteau remise à un conseiller juridique faussement identifié comme le chef des prisons juives à l’ambassade d’Allemagne marque le début d’une procédure de libération hypothétique, mais Max Jacob est décédé sans jamais avoir été libéré. On peut approfondir ces questions biographiques en consultant, sur ce site : « Arrestation de Max Jacob, un calendrier fatidique » ou « Mort de Max Jacob : réalité et représentation », Actes de la journée du 6 février 2009 Max Jacob face à l’histoire, Cahiers Max Jacob, n° 9, 2009 (site des Cahiers Max Jacob)

Cécile Szyf

Le CERCIL

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Le Centre de recherche et de documentation sur les camps d'internement et la déportation juive dans le Loiret (CERCIL) a été créé en 1991, à l'initiative des municipalités de Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Jargeau et Orléans, de l'université d'Orléans, du Centre de documentation juive contemporaine, du CRIF et de la communauté juive d'Orléans.